La CCEL mène des actions de prévention, de communication, de surveillance et de lutte contre les espèces invasives. Retrouvez les informations utiles pour tout savoir sur le moustique tigre, le frelon asiatique ou encore l’ambroisie. 

Lutte contre le moustique tigre

Au printemps, l’arrivée des beaux jours marque aussi le retour de ce nuisible invasif à rayures noires et blanches. C’est aussi le moment où l’on peut encore enrayer sa propagation.

Le moustique tigre : qui est-il ?

Le moustique tigre dont le nom scientifique est Aedes albopictus, est une espèce de moustique de petite taille (entre 5 et 10 mm). Noir, tacheté de blanc sur le corps et les pattes et présentant une ligne blanche sur la tête et le dos, il peut transmettre certains virus comme la dengue, le zika ou le chikungunya. Comme tous les moustiques, il a besoin d’eau pour assurer son développement.

Comment participer à réduire sa présence ?

Quelques bons gestes peuvent permettre de réduire la présence du moustique tigre :

  • Vider les coupelles sous les pots de fleurs, les gamelles pour animaux, les bâches couvrant les tas de bois, etc. au moins une fois par semaine.
  • Couvrir de façon hermétique tous les récipients comme les réservoirs d’eau de pluie, avec un couvercle ou un tissu fin.
  • Curer régulièrement les rigoles, les gouttières, les chéneaux…
  • Ranger à l’abri de la pluie tous les matériels pouvant contenir ou accumuler de l’eau (outils de jardinage, brouettes, seaux, arrosoirs, jouets…) ou retournez-les.

Plus d’information : https://agirmoustique.fr

Les documents utiles :

Télécharger la plaquette d’informations

Télécharger la check list des bons geste

Lutte contre le frelon asiatique

 

La CCEL s’engage dans la lutte contre le frelon asiatique en octroyant une aide financière au Groupement de Défense Sanitaire du Rhône (GDS69) dans le cadre de ses actions de prévention, de communication, de surveillance et de lutte contre l’insecte.

Pourquoi le frelon asiatique est-il nuisible ?

La présence du frelon asiatique (ou frelon à pattes jaunes, Vespa velutina nigrithorax) s’est intensifiée depuis 2016 dans le Rhône. Il exerce une prédation sur de nombreux insectes, dont les abeilles.

Afin de prévenir les conséquences de ce phénomène sur l’apiculture, la biodiversité et sur l’environnement, il est nécessaire de mener une lutte active contre cet insecte invasif pour limiter son expansion.

Destruction des nids : faire appel à des spécialistes

Le frelon asiatique n’est pas agressif envers l’homme, sauf quand la colonie est dérangée. Il est alors particulièrement dangereux. C’est pourquoi les nids doivent être détruits par des spécialistes. 

Signaler la présence de frelon asiatique

Comment signaler un individu ou un nid ? Toute personne suspectant la présence d’un frelon asiatique ou un nid est invitée à en faire le signalement sur la plateforme de signalement en ligne : frelonsasiatiques.fr

Télécharger le flyer

Lutte contre l’ambroisie

L’Ambroisie à feuilles d’armoise est une plante envahissante dont le pollen, dispersé en grande quantité de fin juillet à octobre, est très allergisant.

Il peut provoquer différentes pathologies, principalement respiratoires (rhinites, conjonctivites, asthme), mais aussi parfois des réactions cutanées.

La lutte contre l’ambroisie est donc un enjeu majeur de santé publique qui requiert l’implication de tous.

Comment reconnaître l’ambroisie ?

Quelques indices pour identifier la plante :

  • Ses feuilles sont vert clair sur les deux faces (contrairement à l’armoise qui est blanchâtre dessous).
  • Les feuilles sont très découpées.
  • Aucune odeur ne se dégage lorsque l’on froisse les feuilles dans les mains.
  • La plante peut mesurer de quelques centimètres à plus d’un mètre selon son stade de développement.

Que faire si j’en vois ?

  • Sur ma propriété : je l’arrache.
  • Hors de ma propriété, sur un terrain public, s’il y a seulement quelques plants : je peux aussi l’arracher.
  • Hors de ma propriété, s’il y en a beaucoup : je signale la zone infestée via le dispositif Signalement Ambroisie :
    – Site internet : www.signalement-ambroisie.fr
    – Application mobile : Signalement Ambroisie
    – Email : contact@signalement-ambroisie.fr
    – Téléphone : 0 972 376 888

Ce signalement permet aux référents ambroisie et aux collectivités d’intervenir rapidement.

L’Ambroisie à feuilles d’armoise se développe selon un cycle annuel assez marqué :

  • Avril – mai : les graines commencent à germer lorsque les températures remontent.
  • Mai – juillet : la plante grandit rapidement et forme des touffes de plus en plus visibles.
  • Juillet – octobre : période de floraison et d’émission de pollen, très allergisant.
  • Automne : la plante produit des graines puis meurt avec les premières gelées, mais les graines restent dans le sol et peuvent germer les années suivantes.

Le meilleur moment pour agir est donc entre mai et juillet, avant la floraison, en arrachant les plants pour éviter la dispersion du pollen et la production de graines.

Lutte contre les chenilles processionnaires 

À l’arrivée du printemps, les Chenilles processionnaires du pin et les Chenilles processionnaires du chêne peuvent être observées sur le territoire. Recouvertes de poils urticants, elles représentent un risque pour la santé humaine et animale.

Au printemps, les chenilles descendent des arbres et se déplacent en file indienne, formant les « processions » qui leur ont donné leur nom. Cette période correspond à un risque accru d’exposition, notamment pour les promeneurs et les animaux domestiques.

Quels risques pour la santé ?

Les chenilles ne piquent pas et ne mordent pas. Le danger provient de leurs poils microscopiques très urticants, qui peuvent se détacher et être transportés par le vent sur plusieurs mètres.

Le contact peut provoquer :

  • des démangeaisons et plaques rouges sur la peau ;
  • des irritations des yeux (rougeurs, larmoiements) ;
  • des gênes respiratoires ou des réactions allergiques.

Les animaux, notamment les chiens, sont particulièrement exposés lorsqu’ils reniflent ou lèchent les chenilles.

Comment les reconnaître ?

  • Présence de nids blancs et soyeux dans les arbres (souvent les pins ou les chênes) ;
  • chenilles se déplaçant en procession au sol.

Les bons réflexes

Pour limiter les risques :

  • Ne pas toucher les chenilles ni les nids
  • Éloigner les enfants et les animaux
  • Éviter les zones infestées et les arbres porteurs de nids
  • Porter des vêtements couvrants lors des promenades en forêt ou à proximité d’arbres infestés
  • Ne pas balayer ou manipuler une procession, ce qui disperserait les poils urticants.

En cas de contact, il est recommandé de prendre une douche, changer de vêtements et consulter un médecin si des symptômes apparaissent.

Signaler la présence de chenilles processionnaires

Signaler la présence de populations de chenilles permet de prévenir ce risque : il s’agit d’un enjeu de santé publique, qui requiert l’implication de tous.

Vous avez des chenilles processionnaires dans votre jardin

Chacun peut contribuer à la lutte contre la prolifération des chenilles processionnaires de manière préventive et curative en adoptant des actions simples mais efficaces.  

Dans votre jardin, il est nécessaire de faire poser des dispositifs de piégeage (piège à phéromones) autour des arbres concernés en août et en septembre par une société habilitée.  

Cette pose de pièges devra s’accompagner d’une lutte physique (pose de pièges à chenilles sur les troncs), biologique (pose de nichoirs à mésanges) ou/et chimique (pulvérisation de produits à base de toxines de Bacillus thuringiensis) avant le départ des processions des chenilles du pin à la fin de l’hiver suivant, ou avant la fin du printemps pour les processionnaires du chêne.